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SITUATION GÉNÉRALE SOUS LE RÉGIME RÉVOLUTIONNAIRE FRANÇAIS
Après la victoire française de Fleurus, le 26 juin 1794, la partie des anciens Pays-Bas autrichiens, située à l'est de la principauté de Liège (Limbourg et Luxembourg), fut annexée à la République et traitée en pays conquis. La république s'emploie, alors, à extraire les richesses et ressources de la région. De lourds impôts frappent le clergé, la noblesse et la bourgeoisie. Dans chaque ville, des églises sont transformées en temples de la raison. L'uniforme républicain et le port de la cocarde tricolore sont obligatoires.
Pour aider l'occupant dans sa tâche, on réquisitionne, faute d'effectifs suffisants, d'anciens employés des Etats ou des Conseils de justice. Dès lors, l'exploitation du pays se transforme en pillage. La rapacité des commis se fait d'autant plus éhontée qu'elle est assurée de l'impunité.
La misère est profonde et les municipalités doivent créer des greniers d'abondance. L'hiver 1794/95 est rude et le nombre de vagabonds et d'indigents est énorme. De plus, des brigands infestent les routes et attaquent les maisons isolées.
Les restrictions apportées à la liberté de culte, l'impiété affichée par les soldats et les fonctionnaires, le bouleversement de tous les usages indignent et effraient à la fois le clergé, la noblesse, la bourgeoisie et la masse du peuple dont ils continuent à diriger l'opinion.
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